Rome Antique : comment consommait-on le vin ?

C’est le dernier article du mois sur ce thème de la rentrée ! Comme on est déjà nostalgique que ce soit fini, on a décidé de remonter loin, très loin dans le temps. Le cours du jour est un cours de latin. Direction la Rome Antique !

Le vin : une boisson populaire

Dans la Rome Antique, le vin est un produit de première nécessité. Tout le monde y a accès. D’ailleurs, dans son traité d’agriculture, Caton souhaite octroyer 260 litres de vin par an à n’importe quel esclave. On peut donc imaginer que la consommation des habitants des villes est probablement largement supérieure. L’administration veillait en outre à ce que les denrées alimentaires, vin inclus, soient toujours à bas prix. Ainsi le vin était accessible à toutes les classes de la population.

Le vin est bu au quotidien, chez soi. Il accompagne toujours le pain. Lors des banquets, hommes et femmes en boivent pendant le repas. Les convives eux boivent des vins de différentes qualités en fonction de leur rang social. Le peuple peut aussi boire du vin dans les tavernes, où hommes libres, pauvres, affranchis, esclaves et prostituées se côtoient. Les tavernes constituaient d’ailleurs un lieu privilégié pour la plèbe, si bien que les beuveries, bagarres et émeutes étaient habituelles.

On boit le vin vieux et… coupé à l’eau !

Lycurgue, roi de Thrace, frappé de folie par Dionysos et assailli par Ambrosia transformée en rinceaux de vigne, dernier quart du IIe siècle de notre ère, mosaïque de Sainte-Colombe-les-Vienne. © Photo du musée/Paul Veysseyre

Déjà à l’époque on savourait les grands crus vieux. Selon le vin, on pouvait le garder entre 5 et 25 ans avant sa consommation. Le vin de consommation courante était, lui, mélangé à plusieurs ingrédients pour améliorer son goût. Mais un des points les plus importants sur la consommation de vin à l’époque romaine choquerait aujourd’hui : on le coupait à l’eau ! C’était d’ailleurs l’élément qui permettait de distinguer les peuples civilisés des peuples barbares. Les peuples barbares étaient considérés comme incapables de gérer leur appétence pour l’ivresse, là où les peuples civilisés faisaient preuve de clairvoyance en coupant leur vin pour en atténuer les effets. On considérait, de plus, que ne pas couper son vin était dangereux pour la santé !

Que buvait-on à Rome ?

Beaucoup des vins de l’époque romaine étaient essentiellement liquoreux ou blancs. D’un côté on avait la production de grands crus, de l’autre, une production de masse plus locale et moins renommée. Trois grands crus ressortent du lot : le Falerne, le Cécum et l’Albanum. Leur production se concentre entre Rome et Pompéï, région où l’on retrouve l’essentiel de la haute société romaine. Rome était pour sa part entourée de vignobles de masse pour assurer la consommation de la population d’alors (entre 700 000 et 1 million d’habitants). La plèbe boit de la Lora et de la Vappa, des vins de petite qualité.

Le vin était donc une boisson populaire accessible pour toutes les classes de la société. Coupé à l’eau, on classait déjà les vins en fonction de leurs qualités.

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