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Les verres à vin : de la théorie à la pratique

Quel verre Choisir AVEINE

Eléments Indispensables à la dégustation des vins, les verres à vin s’invitent à chaque dégustation. Ils magnifient le vin, sont révélateurs d’arômes et il en existe de toutes sortes et de toutes les tailles. Nous vous proposons dans cet article, une immersion autour de cet objet incontournable du monde du vin.

La petite histoire du verre à vin

Les verres à vin que l’on connait actuellement ne sont apparus qu’au début du 14ème siècle. Ils étaient, à l’époque, le reflet du savoir-faire vénitien de l’île de Murano, qui les exportait à travers toute l’Europe.

En France, au cours du 18ème siècle, il arrivait que les personnes dégustent plusieurs vins au cours du même repas. C’est comme cela qu’au 19ème siècle les services de verres se diffusent. Chaque verre à alors son propre usage. De plus, à cette époque le verre se démocratise et n’est plus réservé exclusivement à la bourgeoisie, son usage devient commun.

Au 20ème siècle, Claus Riedel est le premier à reconnaître une corrélation entre la forme du verre à vin et l’influence qu’elle a sur la dégustation. Il change alors complètement le style des verres à vin, passant à des verres soufflés, non colorés et très fins. Il sort la collection “Sommeliers”, première série de verres basée sur le style et le caractère de chaque vin. Ceci marque un tournant dans la verrerie dédiée au vin. Riedel est aujourd’hui encore l’une des plus grandes marques de verrerie au monde.

Dans les années 70, le verre à vin INAO devient le verre de référence pour les dégustations de vin professionnelles. Il est défini par un cahier des charges de l’Association française de la normalisation (AFNOR) et reçoit sa norme en 1971.

Verre INAO

La structure du verre à vin

Trois éléments principaux constituent le verre à vin : le socle, le pied et le ballon. D’autres éléments, moins connus du grand public, s’y cachent. C’est ce que nous allons voir ci-dessous.

Commençons par les éléments principaux :

  • Le socle, aussi appelé la base, permet l’équilibre du verre.
  • Le pied relie le socle au contenant du verre. Nous pouvons aussi l’appeler la jambe. C’est cet élément qui permet de tenir son verre lors de la dégustation.
  • Le ballon (aussi appelé calice), représente le contenant et permet de verser la boisson à l’intérieur.

 Passons aux suivants :

  • Le bouton, représente le joint entre le pied et le ballon.
  • La paraison, partie basse du ballon, qui agit sur l’oxygénation du vin. Elle peut revêtir différentes formes (ronde, droite, etc.).
  • L’épaule, partie la plus large du ballon, permet le développement des arômes du vin.
  • La cheminée, partie haute du ballon et plus étroite que le reste, permet de ne pas laisser s’échapper les arômes.
  • Le buvant, rebord du ballon où l’on pose ses lèvres, impacte le goût à la dégustation.

Ce sont tous ces éléments, assemblés les uns avec les autres, qui donnent la forme si particulière et reconnaissable des verres à vin.

Choisir son verre à vin 

Lors de la dégustation, 3 de nos sens sont utilisés. Il s’agit de la vue, de l’odorat et du goût et le verre à vin joue un rôle déterminant dans chacun de ces 3 sens.

choisir un verre
  • La transparence et la propreté du verre influencent l’analyse visuelle : il est important de voir la couleur, la robe du vin pour apprécier pleinement la dégustation.
  • La dimension et la forme du verre jouent sur l’analyse gustative et olfactive : avec un diamètre du contenant plus large que celle de l’ouverture, les arômes (molécules volatiles) du vin se diffusent et arrivent au nez du dégustateur. Attention cependant à ne pas avoir une ouverture trop fermée car les arômes ne seront pas perçus.
  • Au niveau du buvant du verre, soyez vigilants lors de votre choix car son épaisseur joue aussi un rôle à la dégustation. Pour une analyse olfactive optimale, il faut que le buvant soit le plus fin possible. Plus il sera fin, plus le goût parcourra votre bouche.

Il existe une forme dite “universelle” : ce sont les verres à vin INAO que nous avons évoqués. Ils sont caractérisés par un calice large et une ouverte resserrée.  Si vous avez de petits espaces, vous pouvez vous équiper de verres INAO qui conviendront pour toutes vos dégustations.

Quelques règles de base à respecter pour le choix et l’entretien de vos verres à vin

  • Ne pas déguster vos vins dans des verres droits de type verre à eau. Il est primordial d’avoir un pied pour le tenir afin de ne pas avoir des traces de doigts disgracieuses et de ne pas réchauffer le vin au contact de votre main.
  • Ne pas prendre des verres teintés. Il est important de voir la couleur de votre vin ce qui fait partie de l’analyse visuelle d’une dégustation.
  • Laver les verres seulement à l’eau chaude, sans produit vaisselle ou sans savon. Le lave-vaisselle est aussi à éviter.
  • Essuyer les verres juste après les avoir lavés pour éviter les traces disgracieuses de calcaire.
  • En termes de grosseur de verre, inutile de prendre des verres taille XXL, qui sont nuisibles pour les arômes du vin lors de la dégustation.
nettoyer les verres

Les caractéristiques en fonction des vins

Il existe des dizaines de types de verres de vin différents. Mais si vous ne deviez en garder que 3 pour la maison, privilégiez un verre à vin rouge, un pour le blanc/rosé et un pour les effervescents.

Les verres à vin rouge

Le verre à vin rouge doit avoir un contenant assez large pour permettre une bonne aération afin de libérer tous les arômes. En plus d’être évasé vers le fond, le haut du verre doit être resserré pour en apprécier tous les arômes au nez et en bouche. Lors du service, ne pas dépasser 50% du verre.

Si vous avez un vin concentré, l’aération est d’autant plus importante car ses arômes sont moins volatiles (arômes de fruits murs, d’épices notamment)

Les verres à vin blanc / rosé

Le verre à vin blanc/rosé à la même forme que celui à rouge c’est à dire un contenant assez large, et un haut plus évasé. En termes de taille, il se doit d’être plus petit en contenance afin de renouveler le vin (il est important de garder le vin frais). Aussi, afin de le garder toujours frais, il ne faut pas le remplir à plus d’un tiers, ce qui permettra de renouveler plus fréquemment le vin dans le verre.

Les verres à vin effervescent

Le verre à vin effervescent doit être en forme de tulipe ou en forme de flûte pour permettre de retenir l’effervescence du vin. Attention donc aux coupes qui ne retiennent pas les bulles. Pour le service, vous pouvez remplir votre verre aux deux tiers de sa contenance.

Quel verre

Les verres en fonction de l’âge du vin

Pour un vieux vin, privilégiez une ouverture de verre étroite qui emprisonne les arômes dans le verre. A contrario, avec un vin jeune, privilégiez une ouverture un peu plus large pour permettre aux arômes de se libérer plus rapidement au contact de l’air ainsi qu’un contenant large pour faciliter l’aération. Vous pouvez aussi utiliser l’aérateur connecté Aveine pour obtenir une aération précise et mesurée.

Les verres en fonction des régions

Chaque région viticole est « représentée » par un verre qui permet de déguster au mieux et de profiter de tous les arômes du vin qu’elle produit. On trouve, entre autres, le ballon représentatif de la Bourgogne, la forme effilée du vin de Bordeaux, la flute de Champagne, ou encore le verre à vin alsacien au pied vert.

Conclusion

S’il existe un verre adapté à chaque type de vin, qu’il se distingue par sa couleur ou par sa région, cela n’est pas anodin. En effet, la forme du verre peut avoir un impact très important sur la perception du goût du vin. Il pourrait être d’ailleurs intéressant de voir si un même vin aura le même goût selon le verre dans lequel il est servi. C’est pour cela que le choix du verre est l’un des éléments essentiels d’une dégustation réussie notamment pour l’aération. Essayez de boire un excellent vin s’il est servi dans un gobelet en plastique (sans parler d’écologie). Il est probable qu’il perdra de son caractère !

Vin & Art de vivre à la française

L'art de vivre à la Française et le vin

Pour beaucoup, l’art de vivre à la française n’a pas d’équivalent dans le monde. D’ailleurs cette expression est souvent employée « en français dans le texte » dans les journaux et dans la littérature internationale ! Mais qu’est-ce que c’est exactement cet art de vivre que nous envient les autres ? Pourquoi, parmi d’autres, le vin s’est-il illustré comme élément indissociable de l’art de vivre à la française que nous prônons ? C’est ce que nous allons tenter de voir aujourd’hui.

#1 L’art de vivre « à la française » : qu’est-ce que c’est ?

Comme toutes les populations du monde, les français sont l’objet de (très nombreux) clichés. Mais certaines de nos petites habitudes font aussi des envieux parmi nos voisins !

Cet « art de vivre » qui serait propre aux français se caractérise par un héritage et un patrimoine culturel historiques. La France est le berceau du luxe (haute-couture, parfumerie, mode) et de la gastronomie (fromage, vin) notamment.

Mais l’art de vivre à la française c’est aussi une autre forme de luxe : celle de prendre le temps, d’apprécier les belles et les bonnes choses. Tout ce qui procure du plaisir et qui se partage. Comme partout, en France, et peut-être particulièrement à Paris et dans les grandes villes, on va vite, on court. Mais quand il s’agit de manger ou de déguster un verre de vin, on s’assoit et on prend son temps. Et au déjeuner, si ailleurs on avale un sandwich devant son écran, en France, la pause est sacrée. Essayez donc de contacter quelqu’un « entre midi et 2 » !

Car en effet, l’élément principal qui définit l’art de vivre à la française, c’est l’art de bien manger, et donc de bien boire (du vin!). Parce que l’un ne va pas sans l’autre dans notre pays ! D’ailleurs, souvent qualifié de « marque de diversité culturelle », le vin est synonyme de partage et de convivialité. A ce titre, le vin fait partie intégrante de cet art de vivre à la française.

Le déjeuner des canotiers - Auguste Renoir
Le déjeuner des canotiers – Auguste Renoir

Nous avons récemment eu la preuve de la place prépondérante du vin comme boisson emblématique. Pendant le confinement, les Etats-Unis ont décidé de laisser les armureries ouvertes, en France ce sont les cavistes qui se sont retrouvés sur la liste des commerces de 1ère nécessité. Chacun ses priorités !

#2 Le repas gastronomique des français inscrit au patrimoine culturel de l’humanité

Un autre fait est venu confirmer l’importance de cet art de vivre, symbolisé par sa gastronomie. Depuis 2010, le repas gastronomique des Français est l’une des premières traditions culinaires au monde à entrer sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’Unesco.

Car ce repas, comme le tour de France (l’événement sportif le plus suivi au monde) est constitué de plusieurs étapes ! « Le repas gastronomique doit respecter un schéma bien arrêté. Il commence par un apéritif et se termine par un digestif, avec entre les deux au moins quatre plats. A savoir une entrée, du poisson et/ou de la viande avec des légumes, du fromage et un dessert. » Ce repas gastronomique se définit par une pratique sociale coutumière à travers le repas festif qui est la manifestation de l’art du « bien manger » et du « bien boire ».

Le repas gastronomique à la française (entrée plat fromage dessert)

Cet « acte social et culturel » qui dure donc souvent plusieurs heures, est un moment privilégié. On y mange, on y boit, on y débat, on profite du moment présent et on apprend à marier les mets avec le vin.

C’est aussi un moment pendant lequel des accords sont noués, des contrats signés, et peut-être le cours du monde modifié. C’est en effet dans un ouvrage très intéressant « A la table des diplomates*» que l’on apprend la place prépondérante des repas et du vin dans la diplomatie française. Les diplomates se servent des repas à des fins politiques. En effet, ce sont des moments privilégiés qui permettent de créer des amitiés, et un verre de vin peut aussi parfois délier la parole…

A la table des diplomates

#3 « Le French paradox »

La science aussi s’est intéressée à la place à part du vin dans notre société. Elle a notamment étudié son effet sur la (bonne) santé des Français. Dans les années 60-70, des épidémiologistes se sont penchés sur un phénomène qui les intriguait : comment se faisait-il alors que, malgré une alimentation riche en graisses et une consommation de tabac importante, l’espérance de vie en France révélait autant de disparités avec d’autres pays occidentaux ? Un taux d’infarctus 4x moins élevé qu’aux Etats-Unis et une mortalité cardiovasculaire près de 50% inférieure qu’au Royaume-Uni ? Sans entrer dans le détail des études scientifiques, les résultats convergeaient vers une consommation modérée et régulière de vin comme facteur de réduction de risque de maladies cardio-vasculaires.

Bien que décriée à l’époque, et relativisée par de nombreuses études, cette idée est à présent ancrée dans les esprits. Aujourd’hui, une consommation régulière de vin est, pour beaucoup en France comme à l’étranger, associée à une bonne santé. Dans un sondage (Ifop pour le magazine vin & société), le vin est considéré comme la boisson alcoolisée la plus « naturelle » et la « meilleure pour la santé. »

Conclusion

Élevés au rang d’arts, « bien manger » et « bien boire » font partie de l’héritage culturel de notre pays. La place à part du vin, cette tradition liée au partage, aux célébrations et à la convivialité. Elle est paradoxalement liée au quotidien, et à l’exceptionnel. Et elle a aussi ses détracteurs. D’un côté, les « lobbies » pour qui le vin est véritablement une boisson culturelle et de modération. De l’autre, les autorités sanitaires pour qui le vin est avant tout un alcool, dont l’impact sur la mortalité en France est indéniable. Que ce soit au centre de la table ou au cœur des débats, la place du vin est bien à part dans notre société !

Chez Aveine nous partageons les valeurs de cet Art de vivre que sont le partage et l’épicurisme à la française. N’hésitez pas à venir tester dans les nombreux restaurants qui font la fierté de notre pays !

* « A la table des diplomates. L’histoire de France racontée à travers ses grands repas (1520-2015) » Aux éditions L’Iconoclaste, 2016.

Anne Melchior au Château Lamothe-Bergeron

Le Château Lamothe-Bergeron

Nous avons eu la chance de rencontrer Anne Melchior du Château Lamothe-Bergeron. A l’occasion de la réouverture du château, retour sur un entretien passionnant !

Anne Melchior Chateau Lamothe Bergeron

Merci de nous accueillir au Château Lamothe-Bergeron. Pouvez-vous nous raconter l’histoire du château ?

Le château Lamothe-Bergeron a des origines qui remontent au Moyen Age. Ne remontons pas si loin, et attardons-nous sur le plus célèbre de ses propriétaires : Jacques de Bergeron.

Jacques de Bergeron a vécu à la fin 18ème début 19ème. C’est un homme très réputé, connu dans le monde du vin pour avoir développé une technique de greffage, qui a été nommée « la méthode Bergeron ».

A cette époque, le château était assez connu grâce à Jacques de Bergeron. La bâtisse principale dans laquelle nous nous trouvons a été construite un peu plus tard en 1868, elle a été récemment rénovée.

Visite Oenotouristique du Château Lamothe-Bergeron

Aujourd’hui et depuis 2015, on y accueille des visiteurs du monde entier pour des activités œnotouristiques. Grâce à ce renouveau, le château accueille près de 9000 visiteurs par an.

Quels espoirs portez-vous sur vos derniers millésimes ?

Si on parle des derniers millésimes 2016, 2017, et 2018. On a de très belles années, notamment 2016 et 2018. 2016 est un vin qui est encore un peu jeune mais qui montre déjà beaucoup son potentiel, avec une belle densité, un fruit qui est assez gourmand et une bonne longueur en bouche déjà pour son jeune âge. Avec quelques heures de décantation, cela lui permet de devenir un vin plus accessible et agréable à la dégustation.

Est-ce que vous utilisez le carafage ? Est-ce que pour vous, l’aération c’est important ?

Bien sûr. Quand on fait nos repas avec nos vins du Château Lamothe-Bergeron, on va carafer nos millésimes les plus jeunes, qui sont encore un petit peu durs, un peu fermés. Sur les plus anciens, on va devoir adapter selon le millésime. Et bien sûr, c’est important de pouvoir aérer le vin comme il se doit pour qu’il soit agréable à déguster au moment « T ».

Vous utilisez Aveine depuis quelques temps, qu’en pensez-vous ?

En fait, quand on a testé l’Aérateur Aveine, en début d’année 2019, on a vraiment été impressionné sur la qualité de la décantation. On a fait l’essai sur trois millésimes et c’est vrai que sur les millésimes les plus « durs », ceux qu’on avait du mal à déguster à l’époque, c’était vraiment flagrant. Sur ceux qui étaient déjà bien à boire, on notait un petit peu moins la différence, mais sur les millésimes jeunes, c’était vraiment impressionnant !

Donc ça permet vraiment d’accélérer l’aération, d’avoir tout de suite vos vins prêts à déguster ?

Tout à fait, ça permet d’avoir davantage d’arômes et également au niveau des tannins, ils vont être plus présents, plus englobants en bouche. On voit vraiment, comme pour le carafage classique, ça apporte tout de suite et ça développe la complexité de nos vins.

Est-ce que vous le recommanderiez aux professionnels du vin ?

Oui bien sûr, on le recommande d’ailleurs actuellement. Nous sommes ambassadeurs, et on le met en avant lors de nos dégustations, déjà avec les particuliers, et quand on reçoit également des professionnels, que ce soit des restaurateurs ou des négociants, on aime bien en parler pendant nos repas et même le tester !

Allez donc découvrir le Château Lamothe-Bergeron et son parcours oenotouristique en suivant ce lien : https://www.lamothebergeron.fr/

Les femmes et le vin

Femme buvant un verre AVEINE

Si à l’antiquité, il était interdit de boire du vin pour les femmes des empires grecs et romains sous peine de mort, au 18ème siècle, il n’était toujours « pas très honorable » pour les bourgeoises de boire du vin. Et même si cette stigmatisation de la consommation s’est un peu atténuée au fil du temps, il était encore très mal vu pour une femme de manipuler le vin.

Aujourd’hui, quelques clichés subsistent mais fort heureusement, les temps ont changé et les différences entre hommes et femmes (dans le vin) commencent à s’estomper.

Entre croyances infondées…

Le vin a une place particulière dans notre société, il est à la base de nombreux rites culturels ou religieux. Sacralisé ou interdit, le sang de la vigne est toujours associé aux hommes.

Parce que, apparemment, le sang des femmes, lui, ferait tourner le vin ! D’où le fait que les femmes n’avaient pas le droit de descendre dans les caves quand elles avaient leurs règles…

D’ailleurs, il n’était pas non plus d’usage qu’elles débouchent les bouteilles et servent le vin, car ces gestes revêtaient un caractère sexuel inconvenant pour une femme.

Et faits

Pourtant, les femmes ont toujours eu un rôle dans l’Histoire du vin. Si à l’Antiquité on menaçait de mort les femmes qui consommaient du vin dans les empires grecs et romains, les femmes d’Egypte, elles, avaient toute leur place dans la production, le service et la consommation du vin. Au cours des siècles, d’autres femmes ont vu leurs noms associés à de grandes pages de l’Histoire du vin, la célèbre Veuve Cliquot, Jeanne Pommery ou Philippine de Rothschild pour ne citer qu’elles.

Si l’Histoire est à l’origine du rapport qui s’est établi entre les femmes et le vin – et entre les femmes et un grand nombre de sujets ! – plusieurs faits, soutenus par des études tendent à penser que les clichés et les stéréotypes devraient disparaître.

#1 Les hommes boivent plus de vin que les femmes

C’est vrai. Mais la différence n’est pas énorme et elle réside surtout dans les habitudes de consommations de chacun. Les hommes consomment plus de vin de manière régulière : 61% d’entre eux se considèrent comme de « grands buveurs » (c’est-à-dire qu’ils boivent du vin plusieurs fois par semaines). Les femmes quant à elles auraient tendance à consommer du vin de manière plus ponctuelle que régulière, elles seraient 56% à se considérer comme consommatrices « régulières ».

#2 Les femmes préfèrent le blanc et le rosé

Cette idée reçue est une des plus répandues : les femmes préfèreraient les vins rosés ou blancs (avec des bulles aussi) parce qu’ils seraient plus légers et plus sucrés. Plusieurs études ont confirmé que la tendance serait plutôt inverse : les femmes apprécieraient le vin le rouge dans la même proportion que les hommes. La subtilité résiderait dans le fait que la proportion des femmes qui aiment le blanc est plus forte que celle des hommes qui aiment le blanc.

Si 72% des femmes préfèrent des vins légers en alcool, elles sont 61% à favoriser le vin rouge au rosé ou au vin blanc, comme 65% des hommes.

#3 Ce sont les hommes qui choisissent le vin

En France, 65% des acheteurs de vin sont des acheteuses. Dans leurs achats de vin, les femmes montreraient des gouts plus éclectiques et plus ouverts : elles seraient plus enclines à acheter des vins qu’elles ne connaissent pas déjà, quelles n’ont jamais gouté, à tester des vins différents (natures, bio, de régions géographiques plus variées, etc.)

Et pourtant au restaurant, ce sont encore très souvent vers les hommes que les sommeliers se tournent lorsqu’il s’agit de goûter le vin…

#4 Les femmes s’y connaissent moins bien que les hommes

Ceci est valable dans un grand nombre de domaines, n’est-ce pas ? Là encore, c’est une question de perception. Les femmes ont autant de savoir que les hommes et ceci est valable dans TOUS les domaines. Mais elles ont tendance à sous-estimer leur savoir… La différence demeure donc dans la confiance en soi plus que dans la connaissance. Heureusement les jeunes générations sont plus assertives et les consommatrices se considèrent aujourd’hui comme amatrices éclairées à 36% contre 25% en 2011.

#5 La légende urbaine : le vin « féminin »

De la même manière qu’on parle de foot et de foot féminin, on parle de vin et de vin féminin. Parce que par définition le vin (comme le foot !) sont des affaires d’hommes. Et les vins de femmes seraient plus ronds, plus subtiles, plus doux, etc. en opposition à un « vrai » vin masculin, fort, tannique, etc. C’est faux. Et c’est même parfois l’inverse : certaines femmes produisent et aiment les vins tanniques et certains hommes les vins moelleux !

C’est comme s’appuyer uniquement sur le fait que les femmes auraient une sensibilité plus accrue due à leurs sens plus développés pour justifier leur talent : il s’agit surtout de passion et de travail, d’exercice des sens où hommes et femmes sont égaux, et où chacun, sans distinction de sexe, a sa sensibilité.

Chez Aveine on a tendance à dire que tous les goûts sont dans la nature.

Les temps changent

Pour le prouver, voici quelques chiffres sur les femmes et le vin aujourd’hui :

  • 1/3 des œnologues sont des femmes
  • Pres de 30% des chefs d’exploitations viticoles sont des femmes
  • Près de 50% des promos dans les écoles de viticulture sont des étudiantes (œnologues – sommeliers)

Alors, le vin a-t-il vraiment un genre ?

La présence plus importante des femmes dans l’industrie du vin semble avoir apporté un vent de démocratisation, de désacralisation du vin, le rendant accessible à tous. Bien qu’il reste des irréductibles qui ne changeront jamais d’avis, c’est, comme toujours, par leur travail et leur détermination que les femmes prouveront que ces différences ne sont basées sur aucun fait et que les clichés disparaîtront.

Pour la fête des mères n’hésitez pas à offrir du vin, des box, et pourquoi pas, un Aérateur connecté, by Aveine.

La Cité du Vin à Bordeaux

Cité du Vin

Aujourd’hui nous partons à Bordeaux pour découvrir, en ces temps confinés, la Cité du Vin.

Avec nous Solène Jaboulet Directrice Marketing et Communication du lieu, qui nous offre le privilège d’une sortie en confinement.

Bonjour Solène, pouvez-vous nous présenter La Cité du Vin, son but et son ambition ? en quelques lignes ?

La Cité du Vin est un lieu culturel, géré par une Fondation reconnue d’utilité publique (la Fondation pour la culture et les civilisations du monde) dont l’ambition est de préserver, partager et rendre accessible au plus grand nombre la culture du vin en tant que patrimoine historique, universel et vivant.

C’est une structure privée, qui fonctionne uniquement avec ses ressources propres : la billetterie représente l’essentiel des revenus, complétés par ceux de la boutique, la privatisation d’espaces pour des entreprises (séminaires, conférences…) et un peu de mécénat qui soutient les expos et la programmation culturelle.

C’est un très beau lieu et un lieu très ludique, à qui s’adresse-t-il ? Aux amoureux du vin ? A tout le monde ?

La Cité du Vin s’adresse à tous, néophytes comme amateurs éclairés, adultes ou enfants. Tout comme la gastronomie, le vin est un patrimoine culturel. En cultivant la vigne, les hommes et les femmes ont façonné les paysages depuis des milliers d’années, sur tous les continents. C’est une part entière de l’histoire de nombreuses civilisations. C’est cette culture que l’on a pour mission de partager, et nous avons pour cela choisi de faire principalement appel aux technologies numériques qui permettent un grand nombre d’expériences, ludiques et faciles d’accès, tout en étant fondées sur des contenus scientifiques validés par des experts. Grâce à un guide numérique interactif, les contenus sont accessibles en 8 langues, ce qui explique que la Cité du Vin accueille des visiteurs en provenance de 180 pays différents !

Qu’est-ce qu’on y trouve ?

Le parcours permanent

Le cœur de la Cité du Vin s’appelle le Parcours permanent. C’est un espace de 3000m² composé de 19 modules interactifs qui permettent d’explorer différents univers liés au vin : les civilisations, la géographie, l’économie, les arts, la gastronomie… et bien entendu l’élaboration du vin.

Parcours ludique et sensoriel
Parcours ludique et sensoriel

Dégustation panoramique

A l’issue du parcours, les visiteurs sont invités à se rendre au belvédère, à 35 mètres de hauteur d’où ils ont une vue inédite sur Bordeaux. C’est l’occasion de déguster un verre de vin choisi parmi une quinzaine de vins du monde entier, ou du jus de raisin, bio et local, pour les enfants ou tous ceux qui ne souhaitent pas déguster de vin.

Churchill, Napoléon et leurs amis, Hélène Darroz (chef étoilée), Olivier Poussier (meilleur sommelier du monde)
Churchill, Napoléon et leurs amis, Hélène Darroz (chef étoilée), Olivier Poussier (meilleur sommelier du monde)

Ateliers, expositions, conférences…

En complément, nous proposons des ateliers œnoculturels qui permettent de découvrir ou d’approfondir en petit groupe l’art de la dégustation. Il y a même un atelier pour les familles (sans alcool évidemment !) dans lequel les enfants peuvent découvrir toutes les subtilités du goût, et comment nos différents sens interviennent dans sa constitution.

Chaque année, la Cité du Vin présente également une grande exposition artistique qui permet d’explorer d’autres facettes : après les bistrots, la musique et le design du verre, la prochaine sera centrée sur la mythologie et la figure de Dionysos.

Enfin, de nombreuses conférences, rencontres, débats, projections ou spectacles sont proposés tout au long de l’année, faisant de la Cité un véritable lieu de vie, où l’on peut évidemment aussi se restaurer, depuis la brasserie du rez-de-chaussée avec sa terrasse qui donne sur les jardins, jusqu’au restaurant panoramique situé au 7ème étage.

Vue panoramique du dernier étage et du restaurant le 7
Vue panoramique du dernier étage et du restaurant le 7

Et bien plus…

Et j’allais oublier : on y trouve un salon de lecture en accès libre, une belle boutique avec de nombreux objets et livres autour de vin, et une cave présentant plus de 800 références provenant de 70 pays différents !

La Cité du vin est au Cœur de Bordeaux, mais Bordeaux n’est pas au cœur de la Cité du vin pourquoi ?

Au sein du Parcours permanent, 2 modules parlent plus spécifiquement de Bordeaux (son histoire avec le vin, et les vignobles alentours). Nous proposons aussi un atelier de dégustation sur les vins de Bordeaux. Mais la mission de la Fondation est de partager une culture qui est universelle. C’est pour cela que ce sont l’histoire et les vignobles du monde qui sont mis à l’honneur : c’est une richesse inestimable car nous avons tous beaucoup à apprendre les uns des autres.

Aujourd’hui et depuis le 13 Mars, le lieu est fermé au public, mais vous faites quand même des actions ?

Bien entendu, pendant le confinement, la culture reste ouverte ! De nombreux contenus (captations des événements passés, entretiens avec des personnalités du monde du vin, interviews d’artistes ou de photographes…) sont accessibles gratuitement depuis notre médiathèque en ligne (https://www.laciteduvin.com/fr/mediatheque). Nous avons également mis à disposition la partie audio de la Table des terroirs, un module du parcours permanent dans lequel des vignerons expliquent comment ils cultivent la vigne et font le vin dans leur pays. (https://soundcloud.com/laciteduvin).

Et nous continuons à maintenir le lien avec tous les amoureux de la culture du vin sur nos réseaux sociaux avec des infos insolites, quizz, ou encore un concours de dessin pour enfants… (Facebook, Instagram, Twitter).

Chez Aveine, le vin c’est avant tout du partage et surtout de l’humain. Pouvez-vous nous dire un ou deux mots sur vous. Qui êtes-vous et comment êtes-vous arrivée à la Cité du Vin ?

Après 20 ans passés à faire de la stratégie, du marketing et de la communication dans des grands groupes du CAC 40 à Paris ou à l’international, j’ai eu cette formidable opportunité de rejoindre le milieu culturel, qui est ma grande passion à titre personnel. Travailler pour une Fondation reconnue d’utilité publique qui a une vraie raison d’être, dans la ville de France qui consacre le plus gros budget culture par habitant et où je ne me déplace qu’en vélo, ça change la vie ! (Oui, je fais beaucoup d’envieux…)

Quel est votre vin de confinement ?

Il n’y en a pas qu’un, les régions viticoles du monde entier ont tant de richesses à nous faire partager ! Mais en période de confinement, il est clair que je joue plutôt local : la région de Bordeaux a largement de quoi nous permettre de nous évader tout en restant à la maison !

Un conseil vin / lecture / film / … ?

« Dans la forêt », un roman de Jean Hegland. Une amie me l’avait offert il y a plusieurs mois, mais je n’avais pas encore eu le temps de l’ouvrir. Il a une résonnance toute particulière en cette période de crise. Mais je n’en dis pas plus…

Merci Solène pour cette belle découverte de la Cité du Vin, que nous vous invitons à visiter et à revisiter ! Et n’oubliez pas de passer par le restaurant le 7 Ambassadeur d’Aveine et bien sûr, vous trouverez l’aérateur d’Aveine à la boutique de la Cité du Vin ou près de chez vous.

Collectif 21 : le monde viticole face à la crise

Le monde viticole est en crise. Les ventes de vins se sont effondrées à cause du coronavirus. Pour faire face, le Collectif 21 a vu le jour.

Pour lutter contre l’impact du Coronavirus, un collectif lancé par la compagnie Aveine a été créé pour venir en aide aux viticulteurs sinistrés.

Alors que le secteur économique est très durement touché par le coronavirus, le monde viticole, lui aussi, n’est pas épargné par la crise sanitaire sans précédent. La crise est brutale et le manque à gagner pour les viticulteurs est très important. Selon les premiers chiffres divulgués par la Fédération des exportateurs de vins et spiritueux de France (FEVS), les exportations de vin ont diminué de 12 % soit 1,84 milliard d’euros au premier trimestre 2020 avec une chute de près de 20 % sur le seul mois de mars.

Certaines exploitations familiales sont lourdement impactées par la crise, leur survie en dépend.

Pour éviter l’effondrement total du monde viticole, le collectif 21 a vu le jour à l’initiative d’Aveine. Connue dans le milieu pour commercialiser des aérateurs, cette compagnie a décidé de lancer un collectif pour venir en aide aux viticulteurs en grandes difficultés. À travers cette initiative, c’est toute la population qui doit faire preuve de solidarité envers les viticulteurs. Nicolas Naigeon, créateur du collectif 21, souhaite développer ce projet et nous a expliqué ses objectifs et motivations.

Comment vous est venue l’idée de créer un collectif ?

Avec la crise du coronavirus, certaines exploitations agricoles, en majorité des petits producteurs sont au bord du gouffre.

Pour certains, ils ont perdu leur marché à l’export qui représentait plus de 80 % de leur chiffre d’affaires, d’autres ont vu leurs ventes s’écrouler à cause du coronavirus. Créer ce collectif, c’est donner la parole aux exploitations de petites tailles, souvent familiales. Il y a une véritable histoire à partager et qui doit être connue du plus grand nombre.

J’espère qu’il permettra d’aider au mieux la filière viticole dans ces moments difficiles.

Comment fonctionne-t-il et dans quels buts ?

Lancé il y a moins d’un mois, c’est déjà plus de 222 viticulteurs qui ont rejoint le collectif pour être soutenus. Le but principal est de leur permettre de se faire connaître et de faire de la vente directe. En choisissant ce mode de vente, c’est 100 % pour eux, et je sais qu’ils devront privilégier ce type de vente dans le futur. Le fonctionnement est simple : ils s’inscrivent via notre site et je prends contact avec eux pour connaître leurs besoins. J’essaie d’apporter avec ce collectif un soutien humain et logistique aux viticulteurs en difficulté à cause du coronavirus.

Que va changer ce collectif sur la vie des viticulteurs ?

J’espère améliorer le quotidien de ces viticulteurs. À court terme, le collectif souhaite donner de la visibilité aux petits producteurs. On a des exploitations de toute la France qui se sont inscrites, et ça c’est génial.

Quels influenceurs vous ont rejoint ?

Pour l’instant, on table avant tout sur des influenceurs spécialisés dans le vin. Mais on pense l’ouvrir prochainement à d’autres influenceurs. Si vous êtes influenceur, le principe est sympa et c’est très simple : on vous envoie quelques bouteilles du vigneron soutenu et vous n’avez plus qu’à parler du vigneron et du domaine. Joignez l’utile à l’agréable. Le monde viticole a besoin de vous.

Quels ont été les retours après sa création ?

Je n’ai eu que de bons retours par rapport à l’initiative. Et j’espère que d’autres exploitations vont continuer à nous rejoindre pour peser et créer un élan de solidarité autour de ces viticulteurs passionnés.

Comment le secteur viticole se remet-il de la crise ?

Difficilement. Certaines exploitations ont perdu les trois quarts de leurs recettes. J’ai une pensée toute particulière pour les producteurs de rosé qui doivent au plus vite écouler leur production. On sait bien que c’est l’été que la quasi-totalité de leur vente se fait. S’ils n’arrivent pas à vendre ces prochains mois, c’est toute une récolte et une saison qui est à jeter, donc des pertes à 100 %. Le collectif est là pour ça, aider au mieux les viticulteurs au plus mal. Soyons solidaires avec eux, pour inventer le monde viticole de demain, plus proche du consommateur.

Quel est le futur pour ce projet créé afin de surmonter la crise du COVID-19 ?

Pour l’instant, nous sommes plutôt sûrs de l’augmentation de visibilité. Demain l’idée c’est de pouvoir créer une boutique en ligne pour permettre aux producteurs de vendre leurs produits directement et d’éviter d’être asphyxiés.

Retrouvez l’article original sur le site de Blasting News

Le vin fait-il grossir ?

Le vin fait-il grossir

En cette période de confinement, beaucoup d’entre nous ont passé le temps en testant de nouvelles recettes. En comme le veut la tradition française, un bon repas s’accompagne de vin. Certains d’entre nous ont aussi découvert le plaisir des apéros virtuels avec une consommation, elle, très réelle ! Nous nous sommes donc demandé quel était réellement l’impact de la consommation de vin sur notre ligne et s’il faisait grossir.

Pourquoi le vin fait-il grossir ?

Bon, on ne va pas faire durer le suspense trop longtemps parce que vous vous en doutez : la réponse est plutôt oui, le vin fait grossir. Mais alors, pourquoi ?

Les calories contenues dans les boissons alcoolisées, sont des calories « vides » dans le sens où elles n’ont aucun apport nutritif, c’est-à-dire qu’elles n’apportent aucun minéral ou vitamine. 

De plus, les effets de l’alcool sur la ligne sont nombreux :

  • Il est très vite stocké par l’organisme
  • Il freine la destruction des graisses
  • Il favorise la formation de dépôts graisseux, particulièrement au niveau de l’abdomen (et du foie)
  • Il altère la sensation de satiété

Que du bonheur !

Le vin fait grossir, le contexte aussi !

Il y a aussi d’une part un aspect « psychologique » dans la consommation de vin qui incite à manger : si on ouvre une bouteille à l’apéro, on aura tendance à y assimiler du grignotage. Et on l’accompagne rarement d’une branche de céleri mais plutôt d’une tranche de fromage ou de saucisson. A cela s’ajoute un aspect « social » d’autre part, car en fonction du contexte (amical, familial, etc.) on a du mal à dire stop… Enfin, comme si cela ne suffisait pas, au lendemain d’une soirée où le vin a coulé à flots, nous sommes plus attirés par les aliments gras et sucrés que nous continuons de consommer pour atténuer l’effet « gueule de bois ». Explosion du compteur de calories garantie.

Comment faire pour réduire la prise de poids ?

Heureusement, il existe quelques astuces si on veut continuer de boire du vin sans avoir à refaire sa garde-robe. Voici donc quelques conseils pour continuer à se faire plaisir en limitant la casse :

Les conseils :

  • On boit en quantité modérée (de toutes manières il faut consommer avec modération !)
  • On évite les ajouts de calories (sirops ou boissons gazeuses sucrées)
  • On mange avant de sortir : protéines ou fibres
  • On fait attention à ce qu’on grignote pour accompagner son verre
  • On boit… de l’eau ! Que l’on fasse attention à sa ligne ou pas, cela permet aussi d’éviter la déshydratation liée à la consommation d’alcool
  • On s’informe et on choisit un alcool moins calorique

Quel vin choisir pour limiter l’apport calorique ?

Les calories dans le vin viennent de l’alcool et des glucides qu’il contient.

Comme vous le voyez dans l’infographie ci-dessous, si vous voulez profiter d’un verre, le vin est à privilégier. Si vous portez votre choix sur certains vins, vous limiterez l’impact sur votre ligne !

*Mesures estimées pour un verre de 12,5cl
**Attention plus le degré d’alcool est élevé plus il contiendra de calories

Attention, ces chiffres sont indicatifs. Les vins blancs liquoreux (Sauternes, Monbazillac) contiennent plus de calories. De même les vins doux naturels sont plus caloriques, car on y ajoute du sucre (Muscat ou Banyuls). Certains vins peuvent aussi contenir plus de calories (Cabernet Sauvignon, Côtes du Rhône…) et d’autres moins (Gros-plant, Vinho Verde…). 

Voici un comparatif des calories contenues dans d’autres boissons alcoolisées*:

*Calories calculées sur la base d’une dose d’alcool usuellement servie
(vin rouge : 10cl à 12° / Bière 25cl à 5° / Whisky 3cl à 40° / Mojito 3cl de rhum à 40°)

Est-ce que je maigris si j’arrête de boire ?

Vous vous lancez dans un régime et vous vous dites qu’en supprimant l’alcool, le tour devrait être joué. Là encore plusieurs choses sont à prendre en considération

  • Tout dépend de la quantité d’alcool que vous consommiez habituellement.
  • Attention à la frustration de l’interdit et à son effet boomerang
  • Il faut arriver à limiter la consommation « sociale »
  • Si vous arrêtez de boire mais que vous continuez à avoir une hygiène alimentaire désorganisée, il est probable qu’il y aura une perte de poids mais elle sera minime et surtout limitée.

Conclusion

Nous avons choisi de parler de l’effet de la consommation de vin sur la ligne et pas de l’effet bénéfique ou négatif de l’alcool sur notre santé. Et à ce sujet, il faut se méfier de certaines idées reçues, sur le fait que le vin ne ferait pas grossir. Certaines d’entre elles sont corroborées par des études très sérieuses qui ont malheureusement été très mal interprétées (boire deux verres de vin avant de dormir ferait maigrir, un verre de vin vaut mieux qu’une heure de sport…)

En fait, que l’on fasse attention à sa ligne ou pas, l’essentiel se résumerait à savoir trouver le juste équilibre entre plaisir et modération.

Malheureusement, rien ne prouve que l’aération rendrait le vin moins calorique, mais cela ne vous empêche pas de boire votre vin dans les meilleures conditions avec Aveine !

Collectif21 – Nos vignerons ont du talent #1

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Il y a une semaine jour pour jour nous lancions le Collectif21 (#Vin&Un),

Un rassemblement d’influenceurs prêts à mettre leurs réseaux à disposition de vignerons impactés par la crise actuelle (pour en savoir plus : https://www.aveine.paris/collectif21/). Une semaine plus tard, ce sont 17 vignerons que nous souhaitons mettre à l’honneur et qui seront présentés par les membres du collectif dans les jours et semaines à venir. Nous vous invitons à les découvrir et à partager leurs histoires ainsi que leurs produits ! Chaque semaine, de nouveaux vignerons seront mis à l’honneur, alors suivez nous dans cette aventure !

Domaine de l’Architecte 

Après avoir exercé le métier d’architecte pendant 20 ans, Patrick Dursent a décidé de se tourner vers sa passion du vin. C’est comme cela qu’en 2013, il crée le domaine viticole de l’Architecte. 14 hectares de vieilles vignes situés dans les collines des Aspres, dans le Roussillon. C’est de ce terroir qu’est issu “Les Marcassins”, subtil assemblage de Grenache-Syrah-Carignan apportant d’agréables notes de cistes et de garrigues.

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Domaine de Montine

Le Domaine de Montine est un domaine familial de 80 hectares, créé en 1987 par deux frères. Aujourd’hui, la 4ème génération va reprendre le flambeau avec Mélina et Camille. Situé à Grignan, village de Drôme Provençale, le domaine jouit de l’appellation Grignan-les-Adhémar. Sur ce domaine, à vue le jour Émotion, assemblage de Grenache (50%) et de Syrah (50%), qui nous laisse entrevoir des arômes d’élevage fins et élégants.

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Domaine Meuneveaux 

C’est en 1946 que le Domaine Meuneveaux voit le jour aux portes d’Aloxe-Corton, petit village bourguignon. Depuis 2010, Freddy Meuneveaux a repris l’exploitation familiale, aux côtés de son père Didier et de sa femme Daisy. Avec un Aloxe-Corton millésime 2018, 100% Pinot noir, offrez-vous de remarquables arômes de fruits rouges et de la finesse en bouche.

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Château Haut-Monplaisir

Le Château Haut-Monplaisir, en appellation Cahors, a été repris par Cathy et Daniel Fournié en 1998 et compte 30 hectares à ce jour. Ils ont appris le métier de vigneron au fil du temps, avec l’aide d’amis vignerons. L’Envie, cuvée signature, 100% Malbec est un vin expressif et vivant. Après une ouverture sur le cassis, les pruneaux et l’olive noire, il évolue vers un bouquet plus riche, avec des notes de romarin et de cannelle.

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Domaine Perroud 

Vignerons de père en fils depuis 7 générations en plein cœur du cru Brouilly, c’est Robert Perroud qui est aujourd’hui à la tête du Domaine Perroud. La cuvée Brouilly “l’enfer des balloquets” a été baptisée comme tel par les vendangeurs de Robert en référence aux coteaux des Balloquets très pentus.  100% Gamay noir, cette cuvée au nez de petits fruits rouges et d’épices et à la bouche ronde aux tanins soyeux peut se déguster à l’apéritif comme à table.

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Château Franc Baudron

Domaine familial depuis 1923, où chaque génération s’est appliquée à laisser son empreinte, les 42 hectares de vignes du Château sont depuis 10 ans en agriculture biologique. Il est situé à Montagne, en Gironde. Recto 2016, vin Bordeaux rouge 100% Merlot a une robe profonde et brillante, un nez ouvert et charmeur sur des notes de fruits noirs, légèrement épicés. En bouche, un vin avec des tanins fins mais souples qui donnent une belle rondeur.

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Château les Croisille

Le domaine est né en 1989 où Cécile et Bernard Croisille partent de zéro en plantant de la vigne sur le hameau de Fages, au cœur de l’appellation Cahors. En 2010, les vignes sont converties en agriculture biologique, ce qui représente aujourd’hui 30 hectares. Silice 2018, 100% Malbec est un vin rouge juteux, digeste et frais. Il s’accorde très bien avec de la volaille.

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Mas Onésime

Le Mas Onésime est niché, depuis plus d’un siècle, au cœur des coteaux à La Liquière, sur la commune de Cabrerolles et représente à ce jour 20 hectares de vignes. Olivier Villaneuva a rejoint son père en 1999, à la suite d’études œnologiques. Le Sillon AOP Faugère  est un bel assemblage de 70% Grenache, 10% Carignan, 10% Syrah et 10% Mourvèdre, formant un vin complexe, rond et harmonieux, empreint de générosité.

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Domaine de Vallaurie

Pauline Pradier, jeune viticultrice de 28 ans, a repris le domaine de son père en 2015. Le domaine représente 60 hectares de vignes en Côtes du Rhône et se trouve à Saint-Nazaire dans le Gard. Issue de ce domaine, la cuvée Amélie est un assemblage de deux cépages à hauteur de 90% Syrah et 10% Grenache, relevant des notes d’épices et de poivre. Pour les gourmands, elle se marie très bien avec des desserts au chocolat.

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Domaine du Carrelet

Après avoir acheté à Galgon dans le Bordelais, des vignes en fermage pour cause de mauvais état en 2017, ce petit domaine familial de moins de 2 hectares est planté intégralement avec du merlot sur un sol argilo-calcaire. Leur première cuvée, Le Domaine du Carrelet 2017, cépage 100% Merlot donne un joli nez avec des touches boisées et épicées et un tanin équilibré en bouche.

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Vignobles Chaigne et Fils

C’est depuis plus de 6 générations que les cultivateurs de la famille se retrouvent au domaine viticole du Bordelais. En 1992, Régis Chaigne s’associe à ses parents et créent ensemble “Vignobles Chaigne et Fils”. Aujourd’hui l’exploitation compte 45 hectares de vignes. La cuvée « Marie-Louise » 2009, assemblage de 40 % Sémillon, 40 % Sauvignon blanc et 20 % Muscadelle offre des arômes d’agrumes et de fruits exotiques. Il se marie très bien avec certains fromages (Chèvre, Cantal, Comté …)

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Domaine du Clos des Aumônes

Le Domaine du Clos des Aumônes s’est constitué depuis trois générations sur la commune Rochecorbon en Indre-et-Loire. En 2018, Benoît Coulon, œnologue de formation rachète la propriété de 17 hectares de vignes, pour son potentiel à créer de grands vins blancs. Le Vouvray sec 2018, 100% Chenin se démarque par sa robe pâle, sa rondeur et son équilibre. Des arômes fruités viennent s’ajouter à la dégustation. Il est idéal pour accompagner un plateau de fruits de mer.

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Château Croix de Labrie

Le Château Croix de Labrie est un domaine viticole de 5.78 hectares, situé au cœur de l‘AOC Saint-Emilion Grand Cru et repris en 1993 par Axelle et Pierre Courdurié. Axelle se charge de la vigne, de la taille jusqu’aux vinifications et assemblages, et Pierre des vendanges jusqu’à la distribution. Le Château Croix de Labrie 2017, assemblage de 99% Merlot et 1% Cabernet Sauvignon offre une bouche équilibrée, un milieu de bouche rond et une finale très longue avec des notes minérales.

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Château Cazebonne

Le Château de Cazebonne a été racheté en 2016 par Jean-Baptiste Duquesne, entrepreneur et passionné de vins. La propriété s’étend sur 40 hectares, en culture biologique et y ont été replantés sur le domaine, 26 cépages oubliés qui ont contribué à l’histoire des vins de Bordeaux. Les parcellaires de Cazebonne, Astéries de Darche, Merlot en amphore, 100% Merlot offre un équilibre et de la fraîcheur.

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Aubert & Mathieu

Aubert & Mathieu, c’est deux copains qui ont envie de changer la façon de produire et consommer du vin : une vision moderne et engagée. Ils élaborent des vins issus de vignobles du Sud de la France, en cours de certification bio et sans pesticides, main dans la main avec des vignerons passionnés. Aubert & Mathieu est issu des meilleurs Terroirs du Languedoc-Roussillon permettant de mettre en avant les nuances et singularités de chaque appellation.

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Domaine de Villeneuve

Le Domaine de Villeneuve, c’est l’histoire d’une famille de vignerons passionnés depuis plus de 7 générations. Situé à Claret dans l’Hérault, il est dirigé aujourd’hui par Anne-Lise, vigneronne, et représente environ 50 hectares de vignes. La plupart des vignes sont classées en AOP Pic Saint Loup. Trésor d’Eole 2018, joli assemblage de Syrah et Mourvèdre offre des arômes incroyables sur les fruits noirs et des épices avec une finale mentholée.

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Domaine Arnaud Aucoeur

Le Domaine Aucœur est la plus vieille exploitation familiale de Villié-Morgon, puisque depuis 1825, les vignerons de la famille s’y succèdent. Le domaine qui travaille dans le respect des traditions, vieilles de plusieurs siècles, réalise toute la production manuellement. La cuvée Morgon Arnaud Aucoeur 2018, 100% Garmay est reconnaissable à sa robe d’un rouge profond et sombre ainsi que par un nez intense et complexe de fruits noirs bien mûrs type cerise d’été.

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Champagne Loriot-Pagel

La Maison de Champagne Loriot-Pagel familiale, indépendante et optimiste depuis 1929, est gérée par Alice et son frère Jean-Philippe. Le domaine est certifié HVE et engagé dans une viticulture durable. Symbole de la Maison Loriot-Pagel, le Carte d’Or, assemblage de 80% Meunier, 10% Chardonnay et 10% Pinot noir se démarque à l’œil par une robe jaune clair aux reflets dorés. Il exprime un équilibre subtil entre rondeur et souplesse.

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Caveasy la cave connectée !

Philippe et Thomas de Caveasy

Bonjour Philippe, Thomas, vous avez créé Caveasy, pouvez-vous nous présenter cette solution de conservation innovante ?

Caveasy est un rangement pour bouteilles de vin intelligent connecté à une application mobile. Le rangement est équipé de capteurs qui détectent les mouvements d’ajout ou de retrait des bouteilles. Via l’application, le système s’occupe d’apporter une gamme de services qui facilitent la gestion de la cave.

Comment vous est venue l’idée, l’envie ?

Comme tous les amateurs de vin nous nous sommes rendu compte que gérer sa cave était compliqué. De plus, les solutions proposées n’étaient qu’une projection numérique du traditionnel livre de cave. Nous nous sommes dit que l’on pouvait certainement faire mieux. 

Comment ça fonctionne exactement ? Et quel est l’avantage n°1 de Caveasy ?

L’avantage N°1 de Caveasy est d’être accompagné dans la gestion de sa cave.

Le point de départ de la gestion de cave c’est l’inventaire. Difficile sans savoir précisément ce que l’on a dans sa cave de pouvoir réfléchir au vin le plus adapté au repas que l’on prévoit. C’est aussi difficile de surveiller la maturité ou de savoir s’il reste des bouteilles de cette référence au moment de l’achat. 

Les capteurs qui équipent les rangements Caveasy détectent l’ajout et le retrait des bouteilles. Ceci permet d’avoir un inventaire juste et automatiquement mis à jour.

Ensuite, comme tout le monde n’est pas sommelier ou oenologue la liste des bouteilles en cave ne suffit pas forcément pour profiter pleinement de sa cave.

Caveasy s’occupe donc via l’application d’apporter des informations sur les vins et des conseils sur la maturité, les accords mets/vins possibles et des recommandations pour découvrir de nouveaux vins en rapport avec ceux qu’on a déjà aimés.

Donc aujourd’hui, en période de confinement, certains disent qu’il faut boire les bonnes bouteilles et se faire plaisir ? Qu’est-ce que vous conseillez chez Caveasy pour bien gérer sa cave en période de confinement ?

Confinement ou pas confinement, il est toujours l’heure d’ouvrir une bonne bouteille et se faire plaisir, avec modération bien sûr.

Une cave bien gérée c’est en premier lieu une cave dans laquelle il y a suffisamment de diversité. Cette diversité permet de s’adapter à toutes les situations, à tous les moments. Cela ne signifie pas forcément avoir 300 bouteilles en cave. Une cinquantaine de bouteilles et une trentaine de références bien choisies peuvent suffire.

Ensuite chacun va choisir un système pour inventorier, classer et suivre ses vins. Pour notre part, on choisit Caveasy bien sûr 😉

Conservation et aération semblent liées d’une certaine façon, on sait pourtant qu’il n’y a pas d’équation mathématique unique. Pouvez-vous nous donner votre opinion sur le sujet ?

La diversité des vins existants et le fait que le vin soit un produit vivant qui change avec le temps, rend le produit magique mais compliqué. 

Pour la conservation, il y a un lien entre les conditions dans lesquelles les vins sont gardés et la façon dont ils vont vieillir. Pour l’aération, un lien entre la manière dont un vin a vieilli et combien de temps il faut l’oxygéner avant de le boire.

Des solutions comme Aveine ou Caveasy sont là pour permettre d’avoir les réponses à ces questions simplement.

Petite question habituelle : c’est quoi votre vin du moment ?

Dans les vins abordables : Les sorcières du clos des fées en Côtes du Roussillon ou un Menetou-salon du Domaine Pellé

Dans les vins des grands soirs : un Grange des pères, en VDP de l’hérault ou un Palladius de Sadie Family, vin d’Afrique du Sud

Un dernier mot, un conseil pour nos lecteurs ? un livre / un film / un conseil vin / … ?

Et j’allais oublier, où peut-on découvrir Caveasy ? Et comment se la procurer ?

Les rangements Caveasy sont disponibles via notre site www.caveasy.com. Pour découvrir le produit en vrai, passez nous voir dans nos bureaux à Montreuil (dès qu’on pourra sortir). Sinon vous pouvez vous inscrire à notre liste de diffusion. Vous serez ainsi tenus informés des événements et salons auxquels nous participons.

Investir dans le vin

Investir dans le vin AVEINE

Un investissement passion

Le vin est originellement destiné à être bu, et pas destiné à être un placement financier. Pourtant certaines bouteilles peuvent avoir une grande valeur qui, comme des produits de luxe, suscitent l’intérêt des investisseurs. Nous allons tenter de déterminer les règles principales pour investir dans le vin.

Pourquoi investir dans le vin ?

Déjà pour diversifier ses placements. Mais aussi parce qu’on est français et ça met un peu de plaisir dans l’investissement ! D’autant plus que le placement dans le vin est encore accessible. Il est tout à fait possible d’acquérir de très belles bouteilles pour quelques centaines d’euros. Par ailleurs, le marché est peu volatile : la consommation de vin globale est en constante évolution, notamment à l’international où la demande progresse, et les prix du vin continuent d’augmenter.

En quoi le vin est-il différent ?

Plusieurs éléments distinguent un investissement dans le vin.

  • L’offre sur certains vins est inférieure à la demande notamment pour les appellations dont la production est limitée.
  • C’est un produit rare : le vin se consomme donc le nombre de bouteilles sur le marché diminue avec le temps.
  • Contrairement à d’autres produits, le vin se bonifie avec le temps. S’il devient meilleur, sa valeur augmente.
  • L’investissement dans le vin est un investissement à long terme : il est important de prendre en considération les goûts et les habitudes de consommation qui changent, notamment ceux des millenials. Ils sont en demande de vins différents de leurs ainés, des vins plus internationaux, majoritairement bio et naturels, mais aussi pétillants…).
  • Enfin, l’expansion internationale nécessite de considérer les habitudes et gouts des consommateurs particulièrement asiatiques et étasuniens.

A qui s’adresse l’investissement dans le vin ?

Pour investir dans le vin, mieux vaut s’y connaitre. En effet, le vin est un produit complexe et pour se constituer une cave à forte valeur, il faut du temps et des connaissances. Les amateurs éclairés et passionnés seront donc plus enclins à faire des recherches, à suivre les millésimes, les apogées, les domaines, à distinguer les particularités des régions viticoles de France et du monde. Mieux vaut aussi avoir des notions d’économie pour suivre les cours, les tendances, savoir quand acheter et à quel prix. Enfin, vous serez certainement amenés à vous déplacer, pour constituer votre cave et l’entretenir jusqu’à ce qu’elle prenne de la valeur.

Il s’agit là d’un travail de collectionneur qui nécessite de la passion, de la patience, et une certaine expertise.

Comment on fait ?

Concrètement, après avoir effectué un travail de recherche, il faut donc constituer une cave c’est-à-dire acheter des bouteilles. Plusieurs options pour se fournir s’offrent à vous :

  • Les primeurs
  • Les producteurs/vignerons
  • Les grossistes
  • Les distributeurs ou détaillants habilités
  • Les négociants
  • Les enchères

Quelle que soit l’option que vous choisirez, les points essentiels sont de vérifier la provenance (attention aux contrefaçons !) et d’acheter « au juste prix ». Et quand c’est possible, il vaut mieux acheter une caisse complète qu’une bouteille (l’emballage et la conservation seront gage de traçabilité et d’authentification)

Ce que cela implique – Les critères essentiels à prendre en compte

Comme nous l’avons vu, investir dans le vin implique de passer du temps à faire des recherches. Mais cela implique aussi un investissement qui va au-delà du simple achat de vin.

STOCKAGE

Vous avez fait vos recherches, vous avez acheté des vins au juste prix, il s’agit maintenant de les stocker et de les conserver dans des conditions adéquates . En effet, le vin est un produit vivant qui continue d’évoluer au fil du temps et une mauvaise conservation peut lui être fatale. Si ça n’est pas déjà fait, il faudra donc s’équiper d’une cave (qu’on fasse le choix d’acheter sa propre cave pour conserver le vin ou de le stocker dans une cave de prêt), ce qui engendre un coût supplémentaire à prendre en compte dans l’investissement.

Cave à vin

ASSURANCE

A cela, il faudra ajouter le prix s’une souscription à une assurance en cas de casse ou de vol. Enfin, si vous avez passé toutes ces étapes et que vous voulez revendre votre vin, sachez que, même si la fiscalité est plutôt avantageuse, la revente, qui s’opère dans certains circuits limités, occasionne des frais. (Sur le plan fiscal : investir dans le vin, c’est une exonération totale de fiscalité si le produit de la vente ne dépasse pas 5000 euros).

La solution des caves « clés en main »

Comme nous l’avons vu, mieux vaut être connaisseur et passionné pour investir dans le vin. Cela étant, si vous n’y connaissez rien mais que vous avez tout de même envie d’investir dans le vin, ou tout ce que vous avez lu précédemment vous a un peu découragé, vous pouvez toujours vous faire accompagner par des gestionnaires de caves patrimoniales spécialisés.

Ces sociétés spécialisées (comme Cavissima ou U’Wine)  vous proposent de gérer tout ce processus pour vous : ils choisissent et achètent de grands crus, les stockent, les assurent, les transportent et les revendent. Souvent présentés sous forme de mandat de gestion, les montants varient selon la formule choisie. De la simple « création de cave » à de l’investissement, de l’achat de box à de l’actionnariat, ces sociétés proposent toutes sortes de services en France et à l’international dont les tarifs peuvent vite grimper pour les plus « premium ». En moyenne, le ticket d’entrée se situe autour des 20000€.

Ce qu’il faut savoir/retenir

Comme la plupart des investissements, il existe un risque à investir dans le vin.

Inverstir dans le vin_AVEINE
  • L’offre et la demande évoluent,
  • Si vous n’avez pas les connaissances et la patience nécessaires, mieux vaut se faire accompagner. Il est aussi important de prendre en considération tous les frais inhérents à l’investissement dans le vin.
  • On le redit : prenez bien soin de bien conserver vos vins.
  • Pensez à diversifier les bouteilles de votre cave afin multiplier les chances d’augmenter sa valeur. Bien que la constitution d’un cave doit être motivée par le plaisir, et même si vous êtes un fervent défenseur de Bordeaux, pensez tout de même à acquérir des bourgognes ou autres côtes-du-rhône et champagnes. Et au-delà des « valeurs sures » vous pouvez toujours ajouter une ou deux trouvailles qui viendront donner un peu d’originalité à votre cave.
  • Dernier conseil des économistes spécialisés dans l’investissement dans le vin : ne consacrez pas plus de 5 à 7% de votre patrimoine dans le vin.

Est-ce que c’est rentable ?

Comparé à d’autres placements financiers, un investissement dans le vin peut s’avérer très rentable, si on compare l’évolution du cours du CAC40 à l’évolution du cours du vin en constante augmentation. En revanche, on le rappelle tous les frais inhérents à l’investissement que nous avons évoqués peuvent impacter la rentabilité financière.

De plus, le marché du vin est un marché cyclique, avec des périodes de hausses et de baisses. C’est un investissement au long cours et si vous voulez des retours sur investissements rapides, le vin n’est pas la bonne valeur à considérer.

Enfin, acheter au juste prix, même pour les « valeurs sûres » ne certifie ni une revente facile ni une plus-value assurée.

La recherche de profit ne doit donc pas être la 1ère motivation d’un investissement dans le vin.

Quelles sont les tendances des marchés actuels ?

Pour vous renseigner sur les tendances, plusieurs sources sont à votre disposition :

  • La presse spécialisée dans le vin consacre régulièrement de nombreuses pages à l’économie et à l’investissement dans le domaine.
  • De nombreux sites spécialisés dans le vin sous tous les angles constituent aussi d’excellentes sources d’information.
  • Wine Decider et Liv-Ex, deux références pour suivre les cours des prix et des transactions du vin dans le monde.
  • En parcourant les enchères sur Idealwine, on peut aussi se faire une idée.

REGIONS

Comme nous l’avons évoqué, une cave bien constituée pour un meilleur investissement est une cave variée. Il est recommandé de conserver une place importante aux régions traditionnelles. En effet, le trio Bourgogne, Bordeaux et Rhône représente toujours près de 70% des montants des transactions dans les ventes aux enchères ; Bordeaux tient encore la tête du classement mais accuse une baisse constante au profit de la Bourgogne et du Rhône.  Néanmoins, d’autres régions viticoles en France et à l’étranger commencent à voir leur cote fortement augmenter (notamment l’Italie mais aussi en France des régions comme la Loire ou le Jura)

TYPES DE VIN

La tendance est à l’investissement dans les vins bio, élevés en biodynamie, les vins natures, naturels, élevés dans le respect de l’écologie, dans le respect de la santé et de l’environnement. Cette tendance est particulièrement forte sur les marchés Français, Japonais et aux Etats-Unis.

En plus des vins, il peut être intéressant d’enrichir sa cave avec des spiritueux et domaines rares, voire des bières d’exception dont la valeur pourrait s’envoler dans les prochaines années.

Est-ce la seule manière d’investir « dans le vin » ?

Nous avons choisi de parler d’investissement dans le vin, dans sa forme concrète et la plus connue, c’est-à-dire en bouteille. Mais il existe d’autres manières d’investir dans le vin qui là aussi nécessitent des connaissances et parfois beaucoup d’argent !

  • Les FCP (Fonds Commun de Placement autrement appelés Vin-Papier).
  • Wine Funding : la première plateforme de financement participatif au capital d’entreprises du vin,
  • Les GFV ou Groupement Foncier Viticole, 
  • Investir dans l’achat d’un vignoble,
  • Louer des ceps.

Conclusion

Si vous décidez d’investir dans le vin, vous vous lancez surement dans un investissement passionnel et de longue durée ! L’appât du gain n’est pas un motif suffisant si vous vous lancez dans l’investissement de vin. En revanche, le dernier avantage indéniable à investir dans le vin n’est pas le moindre : même si on ne le revend pas on a toujours la possibilité de se consoler en le dégustant, et pourquoi pas avec Aveine !


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